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Écrire un autre blog, j’y pensais depuis quelques semaines. Alors voila, c’est fait !

Essence d’Iris se présentera un peu comme Mon intime sein mais en moins pathologique. Vous pourrez profiter de plusieurs rubriques :

Les classiques : Au fil de l’eau, Le dimanche c’est haïku, Arts, photos, personnage célèbres,

Les petits nouveaux : Mes lectures, Mes films

Les outsiders : Mes coups de gueules

Voila, et pour commencer, une petite explication, vous trouverez vous-même le lien avec la véritable Iris….

Les sens d’Iris

De l’Iris plein de flacon par Maité Turonnet in l'express : C'est sous terre, en ses rhizomes, et non dans le plissé Fortuny de ses pétales, que l'iris cache sa vérité. Ce sont eux qui, épluchés, déchiquetés, concassés, détrempés, essorés et, au total, harassés, finiront, à la dernière extrémité, par livrer la matière odorante la plus chère au monde.

L'opération débute lorsque, quatre ans peu ou prou après y avoir été plantée, la plante est manuellement extraite de la caillasse, défaite de ses barbes, décortiquée de son écorce, puis lavée et séchée. A ce stade, elle ne dégage encore nulle odeur, loin s'en faut.

Ce n'est qu'après trois autres années que l'iris, reclus dans des sacs de jute jusqu'à complète dessiccation, se soumettra. Trois plus trois, le compte est bon: il faudra donc patienter six ans pour que se livre la fragrance pénétrante de violette et de linge frais qui le caractérise. Reste à extirper l'essence.

L'irréductible tubercule, dur comme l'os, est écrabouillé sous une meule (c'étaient, jadis, les mêmes que celles utilisées pour l'huile d'olive), réduit à pulvérulence, trempé dans l'eau froide, puis, après macération, distillé jusqu'à l'obtention d'une pâte pleine de cires et d'odeurs dite beurre d'iris. Celle-ci, purifiée au solvant, devient l'essence, qui, elle-même distillée sous vide (à 40 degrés, pas plus, sinon bouillu-foutu), produit in fine l'absolue, ultime avatar du genre.

L'absolue sent le minéral, l'odeur mate des draps séchant au vent avec, plus prosaïquement, quelque chose de la carotte.

Le beurre est moins perceptible mais plus poudré, et il résonne longtemps. Encore une précision: il faut 40 tonnes de rhizomes pour faire 100 grammes d'absolue.
 

Au plaisir de vous lire ici ou par mail….

Les sens d’Iris
Tag(s) : #Au fil de l'eau