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La ballade d’Hester Day; Mercedes Helnwein

Après Dieu me déteste, voici le tout dernier livre de La belle colère. C’est le principe même de cette collection, de proposer des romans dont les héros sont des adolescents et pour le coup, l’objectif est atteint.

La ballade d’Hester Day raconte les déboires existentiels d’Hester, 18 ans, gamine un peu paumée, incompréhensible pour son entourage, asociale, rebelle, juste incapable de se voir un avenir. A la veille de rentrer à l’université, elle va, sur un coup de tête, se marier avec Fenton, apprenti poète qu’elle connait à peine puis embarquer avec lui pour un road-trip en camping car en emmenant dans ses bagages, Jethro, son cousin de dix ans.

Le roman aurait pu s'appeler "Road trip d'une sale gosse !"

L’idée est sympa et le roman se lit bien.  On tourne les pages sans trop se poser de question. Les chapitres sont courts comme j’aime. Et pour autant, j’ai l’impression d’être restée à coté, insensible. Certaines situations sont drôles, d’autres font réfléchir, quelques réflexions sont percutantes. Mais c’est comme s’il manquait un quelque chose pour faire, si ce n’est un bon roman, en tout cas un roman dans lequel on entre avec plaisir. On a envie d’y croire à cette petite qui fugue, le problème c’est que tout sonne faux et que je n’y ai pas cru une seconde. Peut être un peu trop de caricatures : l’ado en crise, la mère hystérique, le père invisible, la sœur haïe, le cousin obèse, le copain rêveur.  Et puis des coïncidences qui viennent de nulle part, mais nécessaires pour faire avancer l’intrigue (comme les retrouvailles d’Hester et Jack dans une ferme isolée du fin fond du Kansa). Je n’ai pas non plus aimé l’écriture parfois un peu vulgaire, outrageusement « jeune » et qui n’apporte rien, pas vraiment indispensable !

 

La ballade d’Hester Day; Mercedes Helnwein

Extrait p 9

Mes parents m’ont appelée Hester Louise Day. Hester en mémoire d’une sœur décédée, Louise en mémoire d’une tante décédée, et Day en mémoire de l’homme, décédé il y a longtemps, qui fonda cette famille quelque part en Europe, au cours d’une nuit noire et fougueuse.

 

Extrait p 358 

Ca n’a rien de personnel, maman. Absolument rien. On ne vient pas de la même planète, c’est tout. Et on ne devrait pas faire semblant. La génétique nous a liées mais on n’est pas obligé d’accepter ça. Ca ne sert à rien de se pointer moralement du doigt, tu ne comprends pas ? Parce que tout se résume au fait que nous sommes impuissants face aux idéaux des autres.

 

Tag(s) : #Iri's reading