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N’éteins pas la lumière ; Bernard Minier

Christine croyait que la lettre trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l’homme qui l’interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire. Les incidents vont se multiplier, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son existence.

Bien qu’en congé maladie, Martin Servaz, le flic dépressif fil rouge de l’auteur, va mener l’enquête à l’insu de sa hiérarchie et de ses collègues…
 

Mon avis

De cet auteur j’ai lu Glacé, glaçant et redoutable thriller. Aussi j’ai ouvert celui-ci en espérant le même niveau d’intrigue où les personnages frisent la folie. Et, c’est ce que j’ai trouvé dans ce dernier ouvrage de Bernard Minier, une folle intrigue, déboussolante, captivante. L’auteur fait encore ici preuve d’une imagination sans limite avec un scenario machiavélique à souhait.

Bien que le début soit un peu lent, l’histoire trouve rapidement un rythme percutant où rien n’est laissé au hasard.

Le harcèlement, la manipulation et la violence faite aux femmes sont les thèmes principaux de cette histoire qui se déroule dans le milieu de l’aérospatiale entre Toulouse et Baikonour. Tout cela donne froid dans le dos !

En deux mots : belle écriture, belle recherche, intrigue époustouflante et musique classique omniprésente : Mahler, Delibes et même un petit coucou à Natalie Dessay...

Il n’y a pas de doute, atmosphère oppressante, personnages complexes, manipulation psychologique, tout y est pour faire de ce livre un bon polar pour un bon moment de lecture.

A Baïkonour, décollage de la fusée Soyouz emportant sous sa coiffe le satellite européen MetOp-B. Crédit image : Eumetsat

A Baïkonour, décollage de la fusée Soyouz emportant sous sa coiffe le satellite européen MetOp-B. Crédit image : Eumetsat

Extrait

…les molécules se répandaient dans son sang, voyageaient vers son cerveau et elle sentait ses paupières s’alourdir, sa tête dodeliner et l’angoisse lâcher lentement prise. p 178

 

C'est ainsi que, par un matin glacial de la fin décembre come Toulouse n’en avait pas connu depuis des siècles, elle se traina vers la bouche de métro la plus proche – honteuse, coupable, malheureuse et terrifiée. p 338

 

Mon étoile, ce sera pour toi une des étoiles, récita Servaz. Alors toutes les étoiles, tu aimeras les regarder. Elles seront toutes tes amies. p. 428

Mon étoile, ce sera pour toi une des étoiles. Alors toutes les étoiles, tu aimeras les regarder. Elles seront toutes tes amies.

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