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Ed. Presses de la Cité, 2017

Ed. Presses de la Cité, 2017

Résumé

 

Tout d’abord, c’est une des premières fois que je lis sur tablette ! J’aime les livres, l’odeur du papier et de l’encre, j’aime tourner les pages. Mais le voyage au Japon, les bagages ont eu raison de mes envies. J’ai donc lu On la trouvait plutôt jolie sur cette tablette prêtée par une amie.

Michel Bussi, vous connaissez ! Quand on a lu Nymphéa noir, on est forcément addict. Mais ce n’est que le 2eme que je lis. Cette fois, l’auteur met en scène une famille d’émigrés et choisit le style polar pour nous parler d’exclusion, d’intégration et de difficulté à vivre quand on est émigré, bref, c'est l'histoire d'une famille malienne au cœur de la jungle marseillaise.

Résumé

Une famille monoparentale, Leyli, mère de 3 enfants, Bamby, Alpha et Tidiane, vit dans un petit appartement à Port-de-Bouc et cumule les petits boulots. Elle trouve un travail, un vrai travail en CDI dans un hôtel, et pourtant, elle n'est pas heureuse car elle cache un lourd secret qui plombe son moral. Pour décompresser, elle raconte sa vie à son voisin, le gentil Guy et parfois aussi à son nouveau patron. Et, c'est dans cet hôtel qu'est retrouvé le corps exsangue d'un homme, employé d'une association d'aide aux migrants. Très vite, les soupçons se portent vers Bamby.  Ce n'est que le début d'une enquête menée par un duo de flics assez savoureux, le commandant Petar Valika et le lieutenant Julo Florès aussi différents physiquement que psychiquement...

Tout le monde possède des rêves Bamby. Et ce qui compte, ce n'est pas de les réaliser, c'est juste de pouvoir y croire.

Mon avis

L’enquête met en scène des meurtres à caractère sexuel dont on connaît l’auteur dès le début du livre mais reste à découvrir la raison. Ce Bussi livre un suspens bien ficelé. Le sujet est complexe et grave puisqu'il est question de migrants dont on parle tous les jours, de leurs conditions de vie chez eux mais aussi en exil, de violences sexuelles, d'abus de confiance. Des personnages hauts en couleur, attachants, un rythme soutenu, des fausses pistes et des rebondissements tiennent le lecteur en haleine. On la trouvait plutôt jolie est un très bon polar.

Bref, une lecture à ne pas manquer, pour l’intrigue, le style d’écriture et les personnages dont celui très attachant de Leyli, incroyable conteuse, dans une belle histoire qui associe actualité complexe et intrigue policière.

By Xavier Simonin, Orage sur POrt-de-Bouc, 2014

By Xavier Simonin, Orage sur POrt-de-Bouc, 2014

Extraits

 

Il a continué de me battre chaque fois que je refusais de coucher. J’avais des marques. Aux joues. Aux bras. Mes amants s’en apercevaient forcément. Jamais aucun ne fit la moindre réflexion. Même Jean-Lou. Le plus gentil de tous. Lui aussi ferma les yeux. Comme les autres.

 

Attention, je te parle des migrants, là, pas des réfugiés.

— C’est quoi la différence, patron ?

Petar observa son adjoint, amusé. Julo devinait qu’il en avait souvent discuté à la terrasse des cafés et que son argumentaire était bien rodé.

— Rien de plus simple, gamin ! Les réfugiés sont les gentils, ils fuient la guerre dans leur pays, on doit avoir pitié d’eux, on a le devoir moral de les accueillir, la France est une terre d’asile ! Les migrants, eux, ce sont les méchants, ils veulent nous envahir, ils sont seulement pauvres, mais des pauvres, on en a déjà assez chez nous.

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