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Ed. Pocket, (2018)

Ed. Pocket, (2018)

Mon amie Marie m’a engagée à lire Karine Giebel, romancière que je ne connaissais pas. J’ai donc choisi au hasard Toutes blessent, la dernière tue, un thriller terrifiant écrit en 2018.

Ce livre a reçu beaucoup de prix : Prix Plume d’or du thriller francophone, Prix Evasion, Prix de l’Evéché, Prix du Book d’or thriller du Prix Bookenstock.

Tu es à moi et seulement à moi. Je t'ai achetée, tu m'appartiens. Comme les meubles, comme mes fringues, comme tout ce qui se trouve ici

L'association Street Art for Mankind (SAM)

L'association Street Art for Mankind (SAM)

Résumé

Tama est une esclave marocaine de 9 ans. Achetée par une famille dans le plus grand secret, elle devient esclave et s'occupe de tout dans la maison, ménage, enfants, cuisine. La fillette espère gagner suffisamment d’argent pour rejoindre son pays et aller à l'école. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la gentillesse et la bienveillance, elle continue à rêver la petite Tama. Sa rencontre avec Gabriel va lui apporter une certaine liberté et changer son destin …

Kashi Joins Forces With United Nations And Street Art For Mankind On NYC Mural (in @just_a_spectator)

Kashi Joins Forces With United Nations And Street Art For Mankind On NYC Mural (in @just_a_spectator)

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Déclaration universelle des droits d l’homme de 1948

Mon avis

 

Le thème principal de ce roman noir de Karine Giebel tourne autour de la vente d'enfants, leur exploitation sexuelle ou l’esclavage. Malgré ces thèmes particulièrement difficiles, j’ai aimé la façon dont l’auteure traite cette réalité des esclaves domestiques. Les personnages de Tama et Gabriel sont attachants et portent le roman. Malgré une écriture âpre, même violente parfois, j'ai été happée par cette histoire peut- être pas très éloignée de la réalité. La construction chorale qui alterne quatre points de vue : celui de Tama, Gabriel, Izri et Tayri donne du rythme au récit tout en permettant de jouer sur les émotions du lecteur.

L’intrigue évolue tout au long des 787 pages avec quelques passages parfois un peu longs, et d’autres un peu éprouvant à lire. Mais des chapitres très courts et des rebondissements, une écriture facile à lire, des changements de point de vue, en font de ce livre une réussite qui tient à la fois du thriller et du polar social.

Toutes blessent, la dernière tue est un livre qui m'a bouleversée, et que je referme avec la nausée. C'est très dur et très fort tant par la réalité que par VULNERANT OMNES, ULTIMA NECAT.

Le Street Art contre l’esclavage

Le Street Art contre l’esclavage

Extraits

 

La nuit, encore.

Tama rêve de boire un verre d’eau. Des litres d’eau.

Tama rêve de trouver des bras pour s’y refugier.

Tama rêve de mourir, une bonne fois pour toutes.  p 234

*****

Nous roulons toute l’après-midi. Nous traversons les gorges du Tarn, celles de la Jonte avant de monter en haut du mont Aigoual. Ivres de paysages grandioses, vertigineux, parfois inquiétants, mes yeux sont sur le point d’exploser. Je demande à Izri de faire des photos de moi, de nous. p 395

 

 

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