L’encre est noire, puisque l’on ne peut pas tout "reblanchir".
Résumé
Lydie Salvayre, auteure de ce 27eme ouvrage a obtenu le prix Goncourt en 2014 avec Pas pleurer. Elle est venue présenter Autoportrait à l’encre noire en avril dernier Draguignan dans le cadre des journées Entrelivres.
Dans cet opus l’auteure raconte avec truculence son histoire de son enfance à nos jours. Elle raconte ses engagements, ses cheminements, ses envies et tout ce qui fonde sa vie. À ses côtés, Albane, sa voisine et amie, va l’inciter à écrire des new-romances, pour trouver le succès. Elle lui fournira lors des diverses rencontres (car elles sont voisines) des arguments pour obtenir des confidences.
Mon avis
Entre questionnements, introspection et conversations avec sa voisine et amie, Albane, chaque chapitre de ce livre est un épisode de la vie de Lydie Salvayre, son idée de la littérature, son expérience de pédopsychiatre, et surtout sa relation avec ses parents et surtout avec son père, ce père réfugié du franquisme, méchant, violent, colérique, tyrannique terrorisant ses deux filles mais à qui elle va finir par lui donner le bénéfice du doute !
J’ai savouré ce livre pour l’écriture savoureuse, fluide, pour le choix des mots simples ou complexes de notre belle langue française, parfois vulgaires. Elle ose, elle se décrit et propose au lecteur un voyage dans sa vie.
C’est une très belle découverte et je n’ai qu’une envie, c’est de découvrir plus amplement l'œuvre de Lydie Savyaire !
in https://www.lemonde.fr/livres/article/2025/10/12/lydie-salvayre-la-fiction-est-souvent-un-camouflage-commode_6645933_3260.html
Extraits
Non, je ne laisserai personne faire devant moi l’éloge de l’insomnie et prétendre qu’elle est féconde, maternelle, inspiratrice et d’excellent conseil.
L’insomnie n’est que pourvoyeuse d’angoisses, de fatigues, de spéculations inquiètes et de ressassement vain. page 85
N’as-tu pas compris que ce n’était qu’en faisant face au noir et à la nullité des choses que la lumière pouvait se concevoir ? page 107
J’ai compris de sa méchanceté était , comme l’avait dit Montaigne, l’autre nom du chagrin. page 163
Mes chers lecteurs, si j’ai un vœu à formuler en terminant cet autoportrait, c’est que vous vous souveniez de moi comme d’un vent fripon. page 214
En cours de lecture
Pas peur ; Lydie Salvayre
Editions Robert Laffont (2026)
Prix Goncourt 2014
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